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Le Chôutchîn et les religions
Ensuite, comme un des préceptes de bouddhisme explique que le feu est un symbole de la sagesse de Bouddha qui illumine notre esprit ; le Chôutchîn a commencé à être utilisé dans les cérémonies de bouddhisme.
On l’allumait lors des prières aux dieux, ou pour célébrer un office pour l’âme de nos ancêtres. Et cette tradition est encore respectée aujourd’hui dans tout le Japon. D’ailleurs, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, le feu a toujours été un élément indispensable et sacré pour la vie humaine.
Le Chôutchîn était aussi utilisé lors des fêtes, des cérémonies et des prières shintoïste. (le Shintoïsme est la religion la plus ancienne du Japon et est particulièrement liée à sa mythologie. Elle mélange des éléments polythéistes et animistes).
La popularisation des Chôutchîn
parmi de grand publique
A partir de 16ème siècle, grâce au développement de la production de masse qui a permis de baisser les prix de l’huile et des bougies, le Chôutchîn est devenu un objet de la vie quotidienne très populaire pour le grand public.
On l’utilisa en tant qu’appareil d’éclairage, comme objet sacré et également comme élément de décoration pour des cérémonies religieuses de la vie quotidienne. Ensuite, avec le développement de l’électricité, le
Chôutchîn ne fut plus un objet nécessaire pour la vie de tous les jours.
En conséquence, il est devenu plutôt un objet décoratif et facultatif qui apporte une atmosphère festive et en même temps nostalgique.
On l’allume plutôt avec de l’électricité qu’avec du feu.
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Où trouve-t-on les Chôutchîn aujourd’hui ?
Pendant les fêtes, locales, les Chôutchîn, sur lesquels on imprime où dessine des images publicitaires, sont accrochés partout dans les rues.
Les Izakaya (le bar à tapas typiquement japonais) suspendent très souvent un Chôutchîn rouge, allumé en face de leur porte afin de signaler aux passants que leur magasin est « Ouvert ».
Dans les sanctuaires Shintô, sur les chars traditionnels qui défilent pendant les fêtes, dans les temples bouddhistes, dans les cimetières pendant le période de l’O-Bon (la fête des morts bouddhiste), on retrouve habituellement les Chôutchîn.
Le mondialisation du Chôutchîn
De nos jours, le Chôutchîn est de plus en plus à la mode dans les pays européens en tant qu’objet artistique, exotique, décoratif mais aussi pratique.
Ils apprécient également la qualité de la lumière du Chôutchîn, exceptionnellement douce et relaxante, qui est diffusée au travers du papier japonais.
Et nous, les artisans qui travaillent tous les jours, mettons toute notre âme dans notre travail, en espérant éclairer non seulement les espaces, mais aussi
les cœurs des gens dans le monde entier avec la lumière apaisante qui sort de nos Chôutchîn.
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L'histoire du développement
du Gifu-Chôutchîn (Gifu-Lanterne)
Le Gifu-Chôutchîn désigne un style de Chôutchîn fabriqué dans la région de Gifu (le centre du Japon) depuis 450 ans.
Le Gifu-Chôutchîn a commencé à être reconnu au 17ème siècle, lorsqu’il a été offert au troisième Shogun de la dynastie Tokugawa. Cependant l’histoire de son origine n’est encore qu’un mystère. Au début, c’était un Chôutchîn très simple, fabriqué avec du papier blanc et du bois. Il ne portait même pas de dessin.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle, à cause de la révolution de Meiji, la fabrication de Gifu-Chôutchîn a décliné.
En 1878, le Gifu-Chôutchîn a été remarqué par l’empereur du Japon lors de sa visite de la région de Gifu. Ensuite, il y a un siècle, la fabrication de Gifu-Chôutchîn a été relancée, suite à une forte demande du gouvernement de l’époque, Sa méthode de fabrication a été améliorée par le Maître Teshigawara Naojirôu-Ogina. Son travail a fait augmenter la réputation du Gifu-Chôutchîn. Et aujourd’hui, il est vendu non seulement au Japon mais aussi dans plusieurs pays étrangers sous le nom de « Gifu-Chôutchîn ».
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Les caractéristiques du
Gifu-Chôutchîn (Gifu-Lanterne)
Sa forme est généralement en ovale. L’armature est en bois et très fine. Elle est recouverte avec du « Mino-washi » (le papier artisanal fabriqué dans la région de Mino grâce à une méthode traditionnelle), particulièrement fin et souple mais résistant. Ainsi, on peut l’utiliser et le garder pendant très longtemps. Grâce aux dessins des oiseaux, des fleurs et des herbes sauvages qui sont gravés sur ce papier, ils sont non seulement beaux mais également élégants et apaisants. La méthode de cette gravure est extrêmement complexe. Ils sont donc produits un par un, à la main, par des experts.
Parfois, on trouve des dessins en relief de chrysanthèmes, fait avec de la peinture en poudre de coquillage, sur les parties en bois du Gifu-Chôutchîn. Mais ceci nécessite une technique professionnelle qui demande beaucoup d’entraînements aux artisans. Aujourd’hui, les artisans talentueux sont de plus en plus rares, c’est pourquoi nous faisons des efforts pour transmettre leur haut niveau de savoir-faire traditionnel aux futurs artisans, afin de conserver la fabrication de Gifu-Chôutchîn, un patrimoine culturel de notre terroir, le Gifu.
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